ÉPAULE – CAS COMPLEXE
ÉPAULE – CAS COMPLEXE
Cette intervention associe deux éléments :
La tige de la prothèse est implantée à travers le greffon puis dans l’humérus du patient. L’ensemble constitue une reconstruction dite « allogreffe-prothèse composite ».
L’objectif n’est donc pas seulement de remplacer l’articulation mais également de reconstruire l’architecture de l’humérus.
La reconstruction par allogreffe permet de recréer un segment osseux lorsque la perte de substance est trop importante pour une prothèse conventionnelle.
Elle peut notamment permettre de :
Cette chirurgie est principalement envisagée en présence d’une perte osseuse humérale majeure, par exemple :
Chaque situation est différente. Le choix entre reconstruction composite, tige de révision longue, reconstruction métallique ou autres solutions dépend notamment de l’importance de la perte osseuse, de la qualité de l’humérus restant et de l’état des muscles et tendons autour de l’épaule.
La reconstruction composite humérale est une chirurgie beaucoup plus complexe qu’une prothèse inversée d’épaule de première intention.
Une planification préopératoire précise est nécessaire à partir des radiographies et le plus souvent d’un scanner.
Pendant l’intervention, plusieurs étapes doivent être coordonnées : ablation éventuelle des implants précédents, préparation de l’humérus restant, préparation du greffon, implantation de la prothèse inversée, fixation du greffon sur l’humérus et reconstruction des tissus mous.
L’objectif est d’obtenir à la fois une fixation mécanique stable de la prothèse et une incorporation progressive du greffon à l’os du patient.
La récupération est généralement plus longue que pour une prothèse inversée standard.
La protection de la reconstruction osseuse est essentielle pendant les premières semaines. La rééducation est donc adaptée à la solidité de la reconstruction, à la qualité des tissus et aux gestes réalisés pendant l’intervention.
La consolidation entre le greffon et l’humérus est surveillée régulièrement par des radiographies.
Le résultat fonctionnel dépend de nombreux facteurs : état initial de l’épaule, nombre de chirurgies antérieures, qualité musculaire, état neurologique et importance de la perte osseuse.
Les pertes osseuses importantes de l’humérus proximal constituent l’une des situations les plus difficiles en chirurgie prothétique de l’épaule.
La reconstruction composite sur prothèse inversée représente l’une des solutions permettant de reconstruire simultanément l’os, l’architecture de l’humérus et l’articulation de l’épaule lorsque les techniques conventionnelles ne sont plus suffisantes.
En plus des risques habituels d’une prothèse d’épaule, cette reconstruction complexe expose notamment à des risques de :
L’indication est donc réservée à des situations dans lesquelles la perte osseuse justifie cette reconstruction.